La sécurité routière et nos enfants

Chroniques mensuelles

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Chaque année au Québec, environ 1 250 enfants de 9 ans et moins, passagers d’un véhicule, meurent ou sont blessés dans des accidents [1].

Le siège d’auto est la solution à ce problème. Lorsqu’il est correctement installé, il réduit jusqu’à 70 % les probabilités de décès et de blessures graves. Selon notre enquête menée en 2007, 2 enfants sur 3 ne sont pas en sécurité dans leurs déplacements. En effet, 83 % des enfants sont dans un siège qui correspond à leur poids et à leur taille, mais dans seulement 41 % des cas, le siège est bien utilisé, c’est-à-dire qu’il est bien fixé à la banquette du véhicule et que l’enfant y est bien attaché [2].

Encore aujourd’hui, 1,4 % des enfants ne sont retenus ni dans un siège d’auto, ni par une ceinture de sécurité. Les enfants sont parfois même assis sur les genoux de leurs parents, ou debout sur la banquette arrière [3].

À 50 km/h, le poids des objets en mouvement est multiplié par 35. En cas d’impact, un enfant de 9 kg deviendra un véritable boulet de 315 kg. Il pourrait être écrasé sur le tableau de bord ou éjecté du véhicule [4].

Vous n’avez qu’une courte distance à parcourir? Installez bien l’enfant dans son siège, car plus de la moitié des accidents surviennent dans les zones de 50 km/h et moins et dans un rayon de 8 km de la résidence.

En auto, les enfants qui mesurent moins de 63 cm en position assise (entre le siège et le sommet du crâne) doivent être installés dans un siège d’auto adapté à leur poids. Les contrevenants s’exposent à une amende de 115 à 154 $ et à trois points d’inaptitude [5].

Lors de déplacements en taxi sans siège d’auto pour enfants, les enfants doivent être maintenus par la ceinture de sécurité, sauf s’ils sont trop petits pour se tenir droit seuls.

Mais ce n’est pas tout d’avoir un siège : il faut bien le choisir, bien l’installer et bien attacher l’enfant.

Qu’il soit grand ou petit, c’est votre responsabilité.

Comment bien choisir un siège d’auto ?
Lorsque vous choisissez un siège d’auto assurez-vous d’avoir un siège adapté au poids de votre enfant, c’est-à-dire [6] :

  • un siège de nouveau-né pour un bébé de moins de 9-10 kg (20-22 lb);
    • Toujours installé à l’arrière ;
    • Orientez-le face vers l’arrière : en cas de collision, son cou et sa cage thoracique absorberont mieux l’impact.
    • Assurez-vous que la tête du bébé ne dépasse pas le haut du dossier. Il sera ainsi protégé contre des blessures supplémentaires au cou et à la tête, si un arrêt brusque survient [7].
  • un siège d’enfant pour un enfant de 9 à 18 kg (20 à 40 lb), ou de 9 à 30 kg (20 à 65 lb) si votre voiture le permet;
  • un siège d’appoint pour un enfant de plus de 18 kg (40 lb) ;
    • Permet d’ajuster la ceinture à la hauteur de la clavicule et de la hanche ;
    • La ceinture ne doit jamais être glissée derrière le dos de l’enfant [8].

Tant que votre enfant n’a pas atteint un an, il doit être installé face vers l’arrière [9]. S’il a dépassé le poids maximal pour son siège de nouveau-né et qu’il n’a pas encore un an, procurez-vous un siège d’enfant qui peut être installé face vers l’arrière. Lorsque votre enfant atteint un an, vous pouvez l’installer face vers l’avant.

Le siège d’auto pour enfant devrait être utilisé seulement pour le transport en voiture. Au cours des premiers mois de sa vie, il est déconseillé de laisser votre enfant dans son siège d’auto pendant plus d’une heure. Lorsque vous effectuez de longs trajets en voiture, faites des pauses fréquentes afin de changer votre nouveau-né de position et de le prendre dans vos bras. Le siège d’auto ne doit pas être utilisé pour remplacer la couchette, car il est moins sécuritaire pour le sommeil [10].

Jusqu’à quel âge doit on utiliser un siège appoint [11]?
Ce n’est pas l’âge de l’enfant qui déterminera le moment où le siège d’appoint n’est plus requis, mais plutôt son poids et sa grandeur. Si l’enfant n’est pas assez grand et que ses jambes ne sont pas assez longues, il aura tendance à se laisser glisser sous la ceinture pour être à l’aise et ainsi éviter que ses mollets appuient sur le bout du siège. En cas d’accident, il peut subir de graves blessures à la colonne vertébrale ou aux organes internes parce que sa ceinture s’appuie sur son ventre plutôt que sur ses hanches.

Qu’en est-il du coussin gonflable [12]?

Lorsqu’il se déploie, le coussin gonflable explose littéralement. Si sa présence diminue les blessures chez les enfants attachés de 9 à 12 ans, on ne peut en dire autant chez les plus jeunes. L’impact du déploiement du coussin gonflable peut entraîner de sévères dommages à la tête et à la colonne cervicale.

Quels sont les impacts d’un accident d’auto sur mon enfant ?
L’impact causé par un accident d’auto peut être la source de blessures musculo-squelettiques. Les enfants impliqués dans un accident d’auto ne se plaignent pas toujours de douleurs. Un changement dans les habitudes de sommeil ou dans l’alimentation peut aussi être un signe que quelque chose ne va pas.

Un accrochage même à basse vitesse peut avoir un impact important sur votre enfant. Restez alerte aux changements dans ses habitudes. Par ailleurs, puisque les enfants ont une plus grande laxité ligamentaire au niveau de la colonne cervicale, l’incidence de blessures ligamentaire est moindre que chez un adulte pour la même collision [13].

L’examen neurologique est important suite à une collision afin d’éliminer la possibilité de dommages aux structures nerveuses. Malgré le fait que les enfants aient une plus grande laxité ligamentaire, la moelle épinière ne supporte pas un grand étirement.

Les symptômes de douleur ou de raideur dans n’importe quelle région du corps devraient être investiguées suite à un accident d’auto. Les régions les plus communément affectées sont la région de la tête, du cou, du dos, du thorax et de l’abdomen.

Quels sont les symptômes que peut ressentir mon enfant suite à un accident d’auto [14]?

  • Maux de tête
  • Douleur au cou ou au dos
  • Étourdissements
  • Difficulté à dormir
  • Irritabilité et fatigue
  • Difficulté à bouger une région du corps

Le moment d’apparition des symptômes est important. Lorsque la douleur apparaît quelques heures après l’accident, une investigation médicale rapide est importante. Si les symptômes apparaissent dans les jours qui suivent, ils peuvent être associés à des spasmes musculaires et à une réponse inflammatoire. Lorsque des symptômes récurrents comme des maux de tête se développent des semaines ou des mois suivant l’accident, la cause peut être le développement d’adhérences dans la musculature du cou suite à l’accident.

Le chiropraticien peut effectuer une évaluation approfondie de la condition de votre enfant suite à un accident d’auto. Les soins chiropratiques pourront permettre de diminuer les symptômes ressentis par votre enfant. En cas de nausées, de vomissements ou de chocs à la tête, n’hésitez pas à vous rendre au centre hospitalier le plus près de vous.

Un suivi régulier chez le chiropraticien permet d’identifier les sources possibles de dysfonctions vertébrales et ainsi prévenir l’apparition de problèmes futurs. En plus des ajustements chiropratiques, les soins peuvent inclure des recommandations pour un style de vie sain comme des façons d’améliorer la posture de votre enfant, des conseils sur le port du sac à dos et des exercices. Une bonne hygiène vertébrale est la clé d’une meilleure santé.

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à me contacter!

 

Clinique chiropratique Dre Joëlle Malenfant, chiropraticienne
1316 rue Maguire,
Québec, Québec G1T 1Z3
Téléphone : 581-742-4626
info@joellemalenfant.com

 

[1] www.saaq.gouv.qc.ca

[2] www.saaq.gouv.qc.ca

[3] www.saaq.gouv.qc.ca

[4] www.saaq.gouv.qc.ca

[5] www.saaq.gouv.qc.ca